jeudi 3 août 2017

Des haïkus ?


Vous savez que j'apprécie écrire des haïkus. Et certaines personnes les ont remarqués…


 SUR HAÏKOUEST :


Concours potions
(octobre 2016),  3ième prix  

Du thym et des figues

La recette de grand-mère

Pour guérir le rhume



Concours fleurir
(novembre 2016), 4ième prix

Sous le vent glacial

Les forsythias fleurissent

Impassiblement



Concours chocolat
(avril 2017), 3ième prix 

Chocolat en bouche

Et chocolat dans la main

Comment saluer ?



Concours déambuler
(mai 2017), 4ième prix

Au fond du jardin

Le va-et-vient des fourmis

Moi et l'escargot





SUR CLER :



Sélection thématique
"Le changement climatique"

Premier jour d'hiver

Des touristes aux terrasses

Comme en plein juillet



Sélection thématique
"Les animaux"

Enfants sur la plage

Des oiseaux muets

Les pattes dans le mazout



jeudi 22 décembre 2016

Le voisin de Ninette


Ninette, la cinquantaine aimable et active, vient de s'installer au village. À côté de chez elle, une très grande maison bâtie au milieu d'une pelouse. Derrière, plusieurs hangars plus ou moins dissimulés par des arbres et un parc qui s'étend à perte de vue.

Ninette ne sait pas qui est propriétaire de tout cela et elle n'a d'ailleurs jamais aperçu aucun habitant. Les voisins n'en savent guère plus. Certains croient que… d'autres que… Bref, personne ne sait !

Le 24 décembre, Ninette se lève de bonne heure pour préparer son réveillon. Selon son habitude, elle regarde dehors. Mais ce n'est pas la légère brume qui retient son attention. Non, c'est plutôt le drôle de bonhomme vêtu d'un grand manteau rouge, portant un bonnet rouge et une longue barbe blanche qui se hisse sur un traîneau tiré par neuf rennes et débordant de paquets !

D'un coup, elle sait... Mais déjà, elle se demande comment vivra cet homme, une fois la fête terminée.

Ninette semble énervée quand ses invités arrivent pour le réveillon.

"Qu'est-ce qu'il y a Maman ?, lui dit sa fille aînée. Tu sembles préoccupée. Tu es souffrante ?"

"Tu as reçu de mauvaises nouvelles de marraine ?", poursuit son jeune fils.

"Non, juste un petit tracas. J'espère que ce nouveau dessert vous plaira."

Et toute la petite famille semble croire le mensonge. Le jour de Noël, Ninette ne peut s'empêcher d'épier régulièrement la propriété. Aucun signe de vie ne s'y manifeste. Elle en est fort perturbée.

Toute la semaine, Ninette guette. Rien, elle ne voit rien ! Le 31 après-midi, Ninette décide qu'elle saura de quoi il retourne ! Il y va de sa santé mentale et de son sommeil !

Elle s'habille joliment, prend une bouteille de champagne, franchit la barrière de la propriété et, le cœur battant, elle sonne à la porte du manoir.

Un homme encore jeune, d'une trentaine d'années, roux, les cheveux coupés à la brosse, vêtu d'un costume sombre et d'une chemise blanche lui ouvre.

Ninette se présente : "Bonjour. Je m'appelle Ninette Dubois, votre voisine de gauche. Je vous souhaite une heureuse fin d'année et me permets de vous offrir cette bouteille. Si vous aviez besoin de quelque chose, n'hésitez pas, je suis souvent chez moi."

L'homme répond : "Moi, c'est Archibald Noël. Merci pour vos vœux. N'hésitez pas non plus en cas de problème, je suis moi aussi fort casanier. Puis-je vous offrir un café ou un thé ?"

Curiosité quand tu nous tiens ! Ninette accepte…

Ninette entre dans le vaste hall, puis dans l'immense séjour aux fauteuils confortables. Aux murs, des portraits d'hommes roux, costauds, en costumes plus ou moins démodés. Les aïeux d'Archibald sans doute ! Concentrée sur tout autre chose, Ninette ne pourrait dire si le café est bon ou pas. Elle prétexte un besoin pressant pour demander où se trouvent les toilettes. "C'est tout au bout du corridor. En passant devant les portes ouvertes, Ninette en profite pour jeter un coup d'œil dans la cuisine et dans un bureau spacieux aux murs couverts d'armoires gigantesques. Tout semble parfaitement classique dans cette superbe demeure où Archibald semble vivre comme vivent encore les lords anglais.

En se rasseyant, Ninette aperçoit par la porte-fenêtre deux petits hommes qui transportent une énorme caisse. Elle n'en croit pas ses yeux !

"Ça va, Ninette ? lui demande Archibald. Vous vous êtes perdue ? Comme tous les visiteurs d'ailleurs ! Ce corridor est décidément trop long !"

"Ça va, ça va. Je me demandais si vous entreteniez seul cette grande bâtisse."

Archibald sourit.

"Vous, vous êtes un peu curieuse !"

Le temps s'écoule. Après le café, Archibald propose un doigt de vieux porto et la conversation se poursuit agréablement.

Ninette rentre chez elle, téléphone à son fils et lui demande d'acheter une excellente paire de jumelles. Le lendemain, elle est à sa fenêtre avec son nouveau jouet…

Depuis, elle ne peut s'empêcher de guetter régulièrement des signes de vie en provenance du manoir. Il lui arrive de s'installer des matinées entières à la lucarne du grenier dans l'espoir de revoir les petits hommes. En vain.

Au printemps, elle va sonner à la porte du manoir et demande à Archibald de venir l'aider à déplacer un lourd bahut. Il vient, fait ce qu'il a à faire et repart aussitôt.

Les semaines s'écoulent… Ninette est désespérée, persuadée que ses questions à propos d'Archibald resteront sans réponses. Un faible espoir naît parfois quand elle entend des bruits provenant des environs. Mais n'est-ce pas là un de ses effets de son imagination ?

Au début de l'été, Ninette invite Archibald pour le goûter. Archibald accepte et l'après-midi passe tellement vite…

Après son départ, Ninette remarque un petit carnet sur le tapis du salon. Il doit être tombé de la poche de son visiteur ! Sur la couverture deux simples lettes "MA". La tentation est trop forte, elle ne peut s'empêcher de regarder... Rien que des commandes : des jouets, des livres, des vêtements, des peluches,… répertoriées selon les noms de rue d'une ville dont le nom commence par "MA".

Ninette prend conscience qu'Archibald travaille durement toute l'année pour parvenir à satisfaire petits et grands un certain jour de décembre. Elle se dit que des carnets semblables à celui-là, Archibald doit en avoir des milliers ! Ah, si elle avait pu ouvrir une des fameuses armoires du bureau !

Moi qui habite Marcinelle, j'aimerais aussi en savoir plus…

dimanche 26 juin 2016

Une bonne nouvelle de plus !

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Une de mes nouvelles a été remarquée par le jury du concours organisé par les Éditions du Basson et est donc parue dans le recueil "Les douze meilleures manières de renverser un gouvernement". 
 
Ce samedi 25 juin, c'était la présentation officielle et chacun des auteurs retenus y est allé d'une petite présentation...
 
 

Un bon verre, une bonne ambiance et plein de signatures... De quoi garder le moral.

lundi 14 mars 2016

Le numéro 13 !



Quand on a 13 livres à son actif, on a parfois quelques hésitations... Dans quel ordre ont-ils vu le jour ? Quelle couverture pour quel titre ?

Pour vous qui me suivez, voici une photo !



De gauche à droite et de bas en haut :

"Contes à travers les saisons", 2004
"Comment rendre votre quotidien plus plaisant ?
  Avec la P.N.L.", 2004
"Nouvelles à travers les saisons", 2006
"Nouvelles à travers les passions", 2007
"Nouvelles entre chien et loup", 2008
"Nouvelles à fleur de peau", 2009
"Le magasin de contes", 2010
"Humeurs grises Nouvelles noires", 2011
"Des bleus au cœur", 2012
"Le nouveau magasin de contes", 2013
"Contes en stock", 2014
"Petites tranches de vie", 2015
"Voyages en perdition", 2016

Treize ans de travail et de plaisir d'écrire, treize titres. Des contes et des nouvelles, un livre de psychologie et rien que de bons souvenirs...
 

lundi 1 février 2016

L'Avenir et "Petites tranches de vie"

 
 
 

Un bel article concernant mon dernier livre : "Petites tranches de vie"
 
27 nouvelles qui parlent du deuil, de passions, de rumeurs, d’ambitions mais aussi de travers humains comme la jalousie, l’envie, la colère.
 
Avec son douzième ouvrage, Micheline Boland propose à notre dégustation 27 nouvelles, tranches de vie, dont elle a trouvé pas mal d’ingrédients dans son entourage, dans l’observation de la vie de tous les jours. Psychologue retraitée, sa formation l’y aide bien. Elle y ajoute une dose d’imaginaire, pour réussir une recette qu’elle connaît bien.
 
Il y est question d’écriture et de Pays Noir dans le «Crayon rouge», une mine qui sortira un jeune de la mine de charbon, un texte primé au concours de nouvelles historiques Tournai-la-Page.
 
Le cocasse se mêle au religieux dans «Chères mères» où les meurtres de sœurs supérieures tentent de résoudre l’impatience contrariée de prononcer des vœux. Certains personnages se rencontrent dans la vie quotidienne, d’autres sont des statues qui s’animent et se mettent à vivre. Des situations observées sont le départ d’histoires qui se dramatisent. Mais l’optimisme est aussi au rendez-vous grâce à des relations bienveillantes.
 
Pierre Dejardin (Journal l'Avenir)
 

dimanche 18 octobre 2015

Une drôle de machine...


"La machine à remonter le temps", la nouvelle que j'avais proposée pour le concours d'écriture Préambule de Blegny a été distinguée par le jury qui lui a décerné un coup de cœur.
 
Il s'agissait d'inventer une histoire mettant en évidence le courant "rétro-futuriste". Le défit ne s'arrêtant pas là, il avait été demandé aux participants d'inclure les mots "vapeur", "vélo" et "train".
 
Dans mon récit, il est à la fois question de ce mouvement qui revient à la mode et d'improvisation théâtrale. On peut y observer comment l'imagination des jouteurs, leur créativité et leur capacité d'adaptation permettent de créer des lieux, de voyager dans le temps, de rencontrer des univers fort variés et de les mettre en scène. 
 
Le recueil "Les machines farfelues", un bel objet à la couverture attrayante, reprend les neuf nouvelles écrites par les lauréats ainsi que deux textes hors concours. Il a été édité par les Editions Dricot.  
 
Un grand merci aux organisateurs et à l'éditeur !  

 

 
 

lundi 31 août 2015

Souvenirs des Rencontres Pédagogiques d'été 2015


 
Sur la page blanche
Des formes qui interpellent
Et mon point de vue.

À peine midi
Le soleil déjà couché
Sur le mandala.
 
Et si le bonheur
Était l'onde de lumière
Passant sur ta feuille.
 
Jaune à profusion
Lumières de réverbères
~ Tu cherches le noir.

Son vœu mystérieux
Hier l'étoile filante
L'avait accueilli.
 
Sous mes doigts poisseux
Retrouver le goût sucré
~ Photo de bonbons.
 
Maison rue Vilin
Chaque jour le temps l'abîme
Et mes yeux l'ignorent.
 
Mon cœur broie du noir
Levant les yeux vers le ciel
L'étoile filante.
 
Seule face aux mots
La traductrice rencontre
L'étrange poète.

 

samedi 1 août 2015

Conte à quatre mains...


Nous revenons d'un atelier d'écriture où nous avons eu l'occasion d'écrire un conte à deux, Louis et moi...

Cerise au royaume d'Anis

Il était une fois une jeune fille que ses parents avaient appelé Cerise, car depuis sa naissance elle avait refusé toute nourriture à l'exception des cerises. Elle les aime tellement qu'elle engloutit des kilos de ce fruit sans prendre la peine de les dénoyauter. Un jour, en la coiffant, sa maman constate que quelque chose de vert pousse sur sa tête. "C'est un cerisier, j'en suis sûre ! Tu vois ce qui arrive à force de manger les noyaux !"

Au cours d'un jeu télévisé auquel elle participe, Cerise apprend qu'il existe un pays appelé le Royaume d'Anis où les cerisiers sont inconnus. "Quel dommage que ces pauvres gens ne connaissent pas ce fruit délicieux !" Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle prend la bateau avec pour seul bagage un gros cageot de cerises.

"Halte-là ! On n'entre pas ainsi chez le roi !

Le gardien est inflexible.

- J'ai un cadeau pour le roi.

- Et vous croyez qu'un cadeau va vous ouvrir la porte du palais ?

- Dites au roi que j'ai un cadeau extraordinaire pour lui.

- Le roi n'a pas le temps. Toute cette semaine, il reçoit des jeunes princesses pour choisir une compagne pour Ricard, le prince héritier. Et ce n'est pas vous avec cet arbre bizarre sur la tête qui risquez d'être choisie.

- Goûtez ceci et vous changerez d'avis."

Le gardien est conquis.

"Que c'est bon ! Je suis persuadé que notre prince Ricard appréciera."

Et c'est ainsi que Damoiselle Cerise est autorisée à rencontrer Pastis 51, le roi ! Dès qu'il goûte le fruit inconnu, il est enthousiasmé lui aussi et décide que Ricard, le prince héritier, épousera Cerise.

On fait venir des cerises de partout dans le monde et le repas de noce est somptueux. Pour être sûr de ne jamais en manquer, chaque sujet du roi doit avoir au moins un cerisier dans son jardin.

Des années plus tard, quand le roi Pastis 51 meurt, Ricard lui succède et Cerise devient reine. Hélas, la nouvelle souveraine n'arrive pas à porter dignement la couronne de diamants, héritage de la reine-mère Absinthe ! Cela est pourtant indispensable pour les cérémonies du couronnement.

"Ma Reine, acceptes-tu que je coupe ce petit cerisier qui couronne ton royal visage et qui n'est d'aucune utilité ?"

"Oui, mon roi !"

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Les festivités ont duré trois jours et trois nuits. Je le sais, j'y étais invité, moi, le jardinier du royal verger…

Un an plus tard, le roi a fait couper plusieurs fois le fameux cerisier qui repousse toujours avec vigueur. Pourtant, la couronne de la reine reste toujours de guingois…

Pour résoudre le royal problème, Ricard promet la main de sa sœur, la jolie princesse Anisette, à qui trouvera une solution.

On ne se bouscule guère car l'obstacle semble de taille. Seul un candidat se présente…

Quelques jours après, la reine Cerise arbore une superbe couronne faite de branches de cerisiers entrelacées.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Moi, le jardinier du royal verger, je suis devenu l'époux comblé de la princesse Anisette !

 

jeudi 9 avril 2015

LE JOUET


Le souvenir d'un jouet fait danser la mémoire d'un hiver.

 Le vent éveille les fées assoupies dans un livre d'images.

 
Petite fille, fais lui confiance.

 La bise caresse les joues et sèche les larmes.

 
La neige recouvre les chagrins et transforme la léthargie en tendresse.

 Bientôt il ne restera du paysage qu'une fine poussière d'or.

 
Petite fille, les lumières de décembre sont les bijoux de ta nostalgie.

 Ta mélancolie se pare des couleurs du luxe et des fards de l'insouciance.

 
La magie d'un rêve oublié se cristallise.

 Petite fille, là devant toi, le souvenir d'une poupée, d'une dînette, d'un nounours ouvre les portes de l'enfance.

 
Souffle le vent, tombent les flocons.

 Tu mettras tes pas dans ceux d'un vieil homme laissant à sa guise des traces du jardin d'éden.

 
 
 

lundi 22 décembre 2014

Haïkus pour Noël



Santons de Provence
Ont-ils tant rapetissé
Depuis mon enfance ?
 
Un homme enivré
Entonnant un chant paillard
~ Matin de Noël
 
Les reflets dorés
Dans l'étang de mon village
~ Magie de Noël !
 
Sapin décoré
Rivalisant de beauté
Avec les étoiles…
 
Soir de réveillon
Mon ombre danse toujours
Sur un air joyeux.
 
Pas besoin de vent
Les aiguilles du sapin
Bientôt sur le sol !

 

mercredi 26 novembre 2014

Le petit dernier est né !

 
 
 
Voici mon dernier né ! Je vous le présente avec fierté !
 
"Contes en stock" est référencé !
On peut se le procurer chez moi, chez l'éditeur (www.editionschloedeslys.be) et à la librairie Huwart à Mont-sur-Marchienne.
Il s'agit de mon onzième livre. Près de soixante contes qui mènent sur les chemins de l'amour et de l'ordre, qui font rencontrer des animaux  et des objets magiques, qui convient à des fêtes, qui  abordent la question du temps qui passe, qui parlent de villages et de secrets.

 
Voici l'interview que j'ai accordée à cette occasion :

 
1 - Si un petit matin vous vous réveilliez transformée en l’un des personnages de votre dernier recueil, lequel serait-ce ? Quelles similitudes entre lui et vous ou que lui enviez-vous ?
La mère de famille du conte "la malle". Cette femme a eu l'idée de placer une grande et jolie malle dans son living, c'est là qu'elle met tout ce qui contrecarre l'ordre de sa maison. Ainsi, les apparences sont toujours sauves ! Bien entendu, de temps à autre, elle en inspecte le contenu et jette ce qui est inutile ! Tout irait pour le mieux si un jour, sa belle-mère ne découvrait le pot aux roses ! À partir de là, ça dérape gentiment !
Moi aussi, je remets volontiers au lendemain quand il s'agit de ranger et  je serais bien tentée d'adopter sa solution.

 
2 - Dans ce recueil, partagez avec nous les 5 premières lignes de votre conte préféré.
Jeannot entendit des bruits. Accroupi et occupé à observer un criquet, il se redressa. Une jeune fille se trouvait à quelques pas de lui. Elle passait le petit pont de pierre. Elle était blonde, portait une robe de pétales et d'herbes ainsi qu'un canotier de feuilles. Quand elle eut atteint l'autre côté du pont, elle disparut dans la brume. Il regretta de ne pas l'avoir mieux regardée tant il était absorbé par le criquet.
(Début du conte : "Une robe de grand couturier" dans le chapitre consacré aux histoires d'amour)

 
3 - Choisissez l’un de vos textes, au hasard (si si !) et recopiez-nous les 5 dernières lignes de la première page du texte.
J'ai ouvert le livre plus ou moins au milieu et j'y ai trouvé une histoire de vieux matou… Un vieux matou qui manque de force mais pas de malice…
Voici les cinq dernières lignes, page 123 : … "Ses maîtres lui demeurent reconnaissants d'avoir croqué quantité de souris, de souriceaux, de rats, de musaraignes, de mulots. C'est qu'avec Zébulon les provisions étaient à l'abri des rongeurs.
De partout, la rumeur courait. "Attention au gros chat gris. Il est rapide comme l'éclair, malin comme un singe !"…
("Le vieux chat", extrait du chapitre consacré aux histoires de temps)

 
4 - Si vous étiez le personnage principal d’un roman, lequel seriez-vous ? Qu’est-ce qui vous attire chez lui ?
Je lis rarement des romans. Je ne lis que des textes courts, nouvelles, contes, poésie.
Un souvenir ancien. Palamède Bernardin dans « Les catilinaires » (Amélie Nothomb - Le Livre de Poche) J’aime bien cette idée d’être comme un observateur qui s’incruste chez autrui et cette sorte de persévérance.  

 
5 - Imaginez que vous deviez écrire une histoire se passant dans un monde futur (2070), comment décririez-vous votre ville ou région dans cette époque à venir ?
J’aime imaginer ma ville propre, pimpante, fleurie. Les bâtiments à restaurer l’auraient été. Les chancres qui auraient été démolis, auraient été remplacés par des immeubles élégants, aux nombreuses baies vitrées. Les badauds seraient les bienvenus dans les piétonniers. De coquets parkings de dissuasion seraient aménagés aux abords. Il y aurait de nombreux cafés et salons de thé, aux terrasses accueillantes. Il y aurait aussi des petites places sympathiques garnies de bancs. Les bords de Sambre seraient mis en valeur comme le sont les bords de Meuse à Dinant. 

 
6 – "Pierre Dupont a ouvert la porte-fenêtre. […] Il a ramassé la ballerine en cuir rose et l'a déposée dans la corbeille à papier."
Entre ses deux phrases, il se passe quoi selon vous ?
Ce Pierre Dupont est entré pour voler de l’argent et des bijoux. Il met beaucoup de désordre dans le bungalow avant de trouver ce qu’il cherche. Il fouille tiroirs, étagères, armoires. Il fouille aussi bien la garde-robe ancienne que le réfrigérateur. Juste avant de quitter les lieux, il trébuche sur la ballerine qui traîne sur le sol du hall. Cette chaussure lui fait repenser à une femme dont il a été amoureux.

 
7 - Je vous  donne une caméra et un passe pour un aller-retour pour n’importe où. Votre destination et ce que vous filmez ?
D’un bout à l’autre du Lac Léman au printemps. Je filme le lac, la montagne, le ciel bleu. Je m’arrêterais à Montreux pour une balade à pied le long du lac. J’y filmerais les canards, les bateaux, les palmiers, les fleurs, les gens qui se promènent et ceux qui sont assis sur les bancs.

 
8 - Qu'est-ce qu'on apprécie le plus souvent dans vos textes ?
La sensibilité, l'imagination, la psychologie, la langue imagée, les fins parfois abruptes. Rolande Quivron, auteur chez CdL, parle à propos de mes textes de "fabuleuses évocations de souvenirs de cour de récréation" et de "nouvelles si simples et si vraies". Jean-Louis Gillessen, commente pour sa part :"Tu décris si bien les approches, ressentis, liens de camaraderie…"

 
9 - Qu'est-ce qu'on vous reproche-t-on le plus souvent ?
Le manque d’action qu’il y a dans mes textes, l’aspect trop proche du quotidien. Une certaine naïveté et un manque d’agressivité sont mes principaux défauts, paraît-il… 

 
10 - Que sont devenus vos rêves d’enfants ?
Je ne les ai pas atteints dans leur plénitude mais je n’y ai pas renoncé non plus.
J’ai exercé la profession de psychologue qui m’avait attirée dès mes onze ans. Je n’ai jamais renoncé à écrire ni à peindre.

 
11 - D’après vous, quels sont les points positifs et les points négatifs du Web pour les artistes ?
Il y a le danger du plagiat et de la diffusion sauvage. Un exemple : une amie a déjà retrouvé des morceaux de poèmes que j’avais écrits sur des cartes postales, on citait mon nom mais on ne m’avait pas demandé d’autorisation !
Le Web offre la possibilité de se faire connaître. J’y ai fait connaissance avec d’autres artistes : un chef de chorale suisse qui a mis en musique deux de mes poèmes, des conteurs qui m’ont demandé à pouvoir conter des histoires que j’avais imaginées, des webmasters qui ont mis l’un ou l’autre conte sur leur site ou dans une revue papier qu’ils publiaient (conte sur le chocolat, sur les cloches…).
Un élève de secondaire a présenté quelques-unes de mes poésies dans sa classe. Sa mère qui avait trouvé certains de mes écrits sur un site de ma ville, les avait appréciés. Il est venu me rencontrer…

 
12 - On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Que voudriez-vous qu’on dise de vous pour votre  oraison funèbre ?
Que j’ai offert l’écoute dont certains avaient besoin, que j’ai aidé certaines personnes à aller au bout de leurs rêves et que je suis parvenue à dénicher quelque chose de la poésie des jours ordinaires.

 
13 - En exclusivité, la prochaine phrase qui débutera votre futur texte, qui restera peut-être à jamais inédit ?
Quand il a entendu les bruits, les cris : "On ne bouge plus. Je suis armé !" Il l’a prise par la main, l’a entraînée vers le recoin où se trouvaient les bières. Ils sont restés agenouillés derrière les casiers.

 

dimanche 2 novembre 2014

Les deux premiers

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Le concours de calligramme organisé par mon éditeur préféré, Chloé des Lys, s'est terminé samedi.

Mon papillon a été classé premier et j'en suis très heureuse. Mes amis Sanson, de Reims, qui ont déjà illustré un de mes livres et aussi un de Louis, m'ont beaucoup aidé pour la réalisation du dessin. Qu'ils en soient remerciés !

Le texte se composait de deux haïkus dans les ailes et d'autres courtes phrases poétiques intégrées dans le corps et les antennes :


Notez que le calligramme classé second est l'œuvre de Quentin, un jeune Marseillais de 12 ans qui a réalisé cet escargot :


Bravo à Quentin pour son idée et son joli dessin !
 
Comme quoi, "la valeur n'attend pas... "
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